- Gramme calcule-t-il un barème de pasteurisation ?
- Non. Il n'y a ni couple temps-température, ni suivi de cycle, ni gestion de la maturation. Ce sont des points de conduite d'atelier que Gramme n'aborde pas. Il tient en revanche les relevés de température des enceintes, avec leurs bornes et le rappel des relevés manquants.
- D'où viennent les coefficients de pouvoir sucrant et anticryoscopique ?
- D'une table de profils tenue comme une donnée et non comme une constante : chaque ligne porte sa source, et plusieurs ont été corrigées après relecture, notamment quatre sirops de glucose et la maltodextrine qui étaient environ deux fois trop bas. Le fil qui permet de les vérifier est simple : le pouvoir anticryoscopique d'un soluté vaut 342,3 divisé par sa masse molaire.
- La température de service annoncée est-elle fiable ?
- C'est une estimation d'atelier, et l'écran le dit. Elle suppose un comportement idéal de la solution, et le résultat réel dépend de votre turbine, de votre foisonnement et de votre vitrine. Sa valeur est surtout comparative : elle vous dit si une recette sortira plus ferme ou plus souple qu'une autre, et de combien.
- Peut-on savoir si une recette a droit au nom de sorbet plein fruit ?
- Oui, et surtout ce qui lui manque quand elle n'y a pas droit. Les dix dénominations du code des pratiques loyales sont vérifiées avec leurs seuils réels. Gramme n'écrit jamais qu'une recette est conforme : il indique la désignation qu'elle peut porter, et c'est vous qui décidez de l'employer.
- Faut-il renseigner toutes les matières pour que cela fonctionne ?
- Non, mais l'écran vous dit ce qui manque. La part de la recette dont la composition est connue s'affiche, et les matières non renseignées sont nommées avec leur masse. À couverture nulle, aucun chiffre n'est affiché : une estimation sur des données absentes vaudrait moins que rien.