D'un côté, Jeremy. Chef pâtissier, formé aux exigences des grandes maisons, aujourd'hui à la tête de la recherche et développement d'une entreprise du secteur. Il connaît le poids d'une fiche technique mal tenue, le prix d'un beurre qui grimpe sans prévenir, et cette sensation très particulière de travailler beaucoup pour une marge qu'on ne sait pas nommer.
De l'autre, Clermont Fu. Entrepreneur, il a créé plusieurs entreprises et en a accompagné bien d'autres : à structurer leur offre, à clarifier leur stratégie, à faire remonter leur chiffre d'affaires là où il devait être. Son métier consiste à regarder une activité et à voir où la valeur se perd : dans un processus mal posé, un prix jamais revu, une décision prise à l'instinct faute de chiffre fiable.
Quand ils se sont rencontrés, le constat a été immédiat. Les artisans boulangers et pâtissiers font un métier d'une précision extrême (au gramme près) et pilotent leur rentabilité au doigt mouillé. Non par négligence : parce qu'aucun outil ne parlait leur langue. Les logiciels de gestion étaient pensés pour des industriels, les tableurs demandaient une vie entière d'entretien, et personne n'avait pris la peine de relier une facture fournisseur à la marge d'un croissant.
C'est exactement là qu'est né Gramme : à l'endroit où l'exigence de l'atelier rencontre la rigueur du chiffre.
Jeremy décide de ce que fait le logiciel : chaque écran passe l'épreuve du laboratoire avant d'exister. Clermont décide de ce qu'il doit produire : une décision plus rapide, une marge tenue, une entreprise qui gagne mieux sa vie. Aucune fonctionnalité n'entre dans Gramme si elle ne satisfait pas les deux.